Bienvenue à Ankama !

Cher STJV,

« Voilà un bien triste départ que nous prenons ». C’est ce que j’ai pensé en découvrant vos premiers messages sur Twitter :
« Quelques jours à peine avant le vote, ToT le patron d’Ankama faisait une énième sortie provocatrice sur son blog. Coïncidence ? Nous savons en tout cas que cela a été mal vécu par les équipes au sein du studio. »

Suivi de celui-ci :
« Le patronat nous explique depuis des années que les syndicats sont inutiles, non désirés par les employé·es de studios, voire même contre-productifs. Il semblerait que les premier·es concerné·es soient d’un autre avis ! »

Dans cette suite d’association d’idées, je suis tout d’abord dépeint comme le « patron (très) provocateur » et ensuite comme faisant partie du « patronat » qui « vous explique depuis des années que les syndicats sont inutiles non désirés par les employé·es de studios, voire même contre-productifs».

Cette façon de faire est représentative de l’un des grands malaises qui progresse depuis des décennies en France. Je sens que ma phrase va être perçue comme « provocante » (puisqu’il ne faut plus grand-chose de nos jours pour l’être), mais ce malaise, c’est la diabolisation du patronat. Que cela vienne des médias, des politiques, ou des syndicats « patron » est devenu une insulte. D’ailleurs, chaque fois qu’on me dit « patron », j’ai les poils qui se dressent. J’entends, et je crois que nous entendons tous « sale patron ».  Il n’y a pas de raison pourtant, je devrais être fier d’être patron et de ce que nous avons construit avec Ankama. Mais non, personnellement, le mot me renvoie le sentiment d’être un genre de Sauron : une infâme créature contre laquelle toutes les forces du bien vont se dresser.

Mais je ne suis pas Sauron (Sauron vous verrait comme un ennemi et ne vous mettrait pas en avant sur son blog). Comme mon associé, je suis un dirigeant d’entreprise qui travaille au sein de ses équipes et qui vit une formidable aventure, avec ses hauts et ses bas, depuis 18 ans. Ankama est une société qui s’est construite en partant de zéro, qui a su rester pérenne, qui a des représentants du personnel depuis des années et sauf votre respect, qui ne vous a pas attendu pour assurer d’excellentes conditions de travail à nos salariés.

Les paroles et les mots ne valant pas grand-chose, surtout sur ce formidable outil qu’est Internet, le mieux est que vous constatiez, compariez et jugiez de tout cela par vous-mêmes.

Syndicat du STJV, bienvenue à Ankama.
Tot